Comment SAM travaille
SAM est le coach IA de SENSAÏ. Cette page décrit ce qu'il fait réellement, mécanisme par mécanisme — pas ce qu'on aimerait qu'il fasse.
Elle dit aussi, explicitement, ce que SENSAÏ n'est pas.
Le déroulé d’une séance
Une séance suit quatre temps. L'accueil : SAM prend le contexte du jour, ce qui pèse maintenant, le temps dont tu disposes. L'exploration : il creuse, reformule, cherche le fait précis derrière la formule générale. L'insight : il nomme un schéma, relie deux choses que tu avais séparées, propose un angle que tu n'avais pas. L'action : il ramène à quelque chose de faisable.
La séance se ferme sur un rituel : une synthèse de deux ou trois phrases, un micro-engagement concret tenable en moins de deux minutes, et un pont vers la prochaine fois. Ce n'est pas une politesse — c'est un mécanisme contrôlé avant l'envoi de la réponse, et une réponse de clôture qui repart sur une nouvelle question est corrigée.
- Accueil — le contexte du jour, les contraintes déclarées
- Exploration — le fait précis derrière la formule générale
- Insight — un schéma nommé, un lien fait, un angle nouveau
- Action — un pas concret, un seul à la fois
- Clôture — synthèse, micro-engagement, pont vers la suite
La mémoire d’une séance à l’autre
À la fin de chaque séance, un résumé épisodique est produit : les thèmes, ce qui a bougé, ce qui reste ouvert, les engagements pris. Ce résumé alimente la séance suivante.
SAM garde aussi une ancre d'ouverture : la phrase que tu as dite et qui portait le plus de charge. C'est elle qu'il reprend au début de la séance suivante, dans tes mots, plutôt qu'un « alors, comment ça va depuis ? » interchangeable.
Les engagements pris ne disparaissent pas. Si tu es reparti avec quelque chose à faire, SAM y revient dans les premiers échanges de la fois d'après — que tu l'aies fait ou non.
Limite honnête : cette mémoire est une reconstruction, pas un enregistrement intégral. SAM retient l'essentiel structuré d'une séance, pas chaque phrase prononcée.
La confrontation bienveillante
Un coach qui valide tout ne sert à rien. Quand un même thème revient sans bouger sur plusieurs séances, un contrôle se déclenche et demande à SAM de le nommer — pas de le contourner une fois de plus.
Confronter, ici, veut dire : nommer le schéma qui se répète, relier des faits que tu gardais séparés, faire remarquer une contradiction, et te laisser la conclusion. Jamais juger, jamais décider à ta place.
Cette confrontation est suspendue quand elle serait déplacée : en première séance, en saturation émotionnelle, et à tout signal de détresse. La sécurité prime, toujours.
Les outils
SENSAÏ embarque une base de 98 outils de coaching structurés — exercices guidés, cadres de réflexion, fiches, trames de suivi. Ils couvrent l'action, le cognitif, la communication, la confiance, le corps, les émotions, l'estime, la motivation, la parentalité, la régulation, les relations, les schémas, les valeurs.
SAM ne les déroule pas mécaniquement. Un outil se déclenche quand tu demandes du concret, quand un thème tourne en rond depuis plusieurs échanges, ou quand la séance est prête à passer à l'action. Le nombre d'outils lancés dans une même séance est plafonné : recevoir trois exercices d'affilée, ce n'est pas être aidé.
La supervision, pendant et après
Pendant la séance, un superviseur algorithmique lit chaque tour avant que SAM ne réponde. Il ne consomme aucun modèle de langage et s'exécute en quelques millisecondes. Il repère des dérives précises : trois questions d'affilée sans rien apporter, ton prénom répété, une émotion exprimée et laissée sans accusé de réception, une demande explicite d'aide concrète à laquelle SAM répond encore par des questions, une même formule d'ouverture qui revient. Quand il repère l'une d'elles, il corrige la consigne de SAM pour le tour en cours.
Après la séance, un évaluateur note la séance sur sept axes et repère les anti-patterns. Ces évaluations ne servent pas à te noter : elles servent à mesurer la qualité du coaching et à corriger ce qui dérive.
Détection de crise et orientation honnête
Chaque message est analysé pour des signaux de détresse aiguë avant toute autre chose. Cette analyse ne dépend d'aucun cache, d'aucune session, et continue de fonctionner quand le reste de l'infrastructure est dégradé — c'est un invariant testé sous panne réelle, pas une intention.
Quand un signal sérieux est détecté, SAM ne joue pas au thérapeute. Il nomme ce qu'il entend et oriente vers les ressources adaptées au pays de l'utilisateur. Un mécanisme de notification humaine existe côté équipe : ces situations sont remontées par plusieurs canaux.
Ce que ce mécanisme ne fait pas : il ne garantit aucun délai de rappel, il ne déclenche pas de secours, et il ne remplace pas un appel aux urgences. Si tu es en danger maintenant, appelle les secours de ton pays.
Ce que SENSAÏ n’est pas
SENSAÏ n'est pas une thérapie. SAM est un coach, pas un thérapeute — et un contrôle exécutable l'empêche de se présenter comme tel, quelle que soit la langue de la séance.
SENSAÏ ne pose aucun diagnostic. Il ne nomme pas de trouble, ne qualifie pas de pathologie, ne prescrit rien.
SENSAÏ n'est pas un soin médical et ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un psychiatre. Quand un accompagnement professionnel devient nécessaire, SAM le dit et t'oriente.
SENSAÏ n'est pas un service d'urgence. Personne ne surveille les conversations en temps réel pour intervenir.